MATHILDE HESS
J’écris avec des mots, des images en mouvement et du dessin.
En Asie j’ai appris à faire de la place à ce qu’on ne voit pas.
Les papiers posés sur l’air, le hors-champs des photographies, les disparus que j’essayes de faire tenir entre les lignes des textes que j’écris.
Mes dessins habitent les lieux, ils glissent doucement vers l’installation pour créer des espaces dans lesquels penser, se souvenir.
Les papiers votifs suspendus apaisent les esprits. Les motifs à l’encre deviennent des messages.
Je construis des abris.
Des films, des livres et des installations.